On parle beaucoup du départ en voyage, et très peu du retour. Pourtant c’est là que la fatigue tombe d’un coup : on récupère sa valise, on sort dans le hall, et il reste ce dernier quart d’heure à gérer avant de rentrer. Je conduis des transferts d’aéroport en Île-de-France depuis 2016, et c’est le moment dont mes clients me parlent le plus.
Une réservation reçue via mon site en décembre 2023 m’a marqué pour ça. Madame Alice, départ d’Orly vers l’Intercontinental, en berline économique. Je me présente avec la pancarte, dans les temps — j’arrive toujours un peu en avance, c’est une habitude que je n’ai jamais changée. À leur sortie, je les prends en charge directement, sans qu’ils aient à me chercher.
Ils m’ont alors expliqué quelque chose que je n’attendais pas : ils viennent à Paris deux fois par an depuis des années, et d’habitude, c’est eux qui attendent le chauffeur. Cette fois, non. Depuis, ce sont mes clients, une fois l’été et une fois pour les fêtes, aller-retour.
Pourquoi tant de chauffeurs arrivent en retard
Ce n’est pas de la négligence, la plupart du temps : c’est un calcul mal fait. Beaucoup se présentent à l’heure d’atterrissage annoncée. Or personne ne sort de l’avion à cette heure-là. Il y a le débarquement, parfois la police aux frontières, puis les tapis à bagages. Résultat : soit le chauffeur attend quarante minutes pour rien et le fait sentir, soit il s’éloigne et c’est le passager qui attend dans le hall.
Ma méthode, c’est de caler ma présentation sur le temps de sortie réel. Un quart d’heure après l’atterrissage si vous n’avez pas de bagage en soute, une demi-heure pour un vol européen, quarante minutes pour un vol hors Union européenne. Et à partir de là, une heure d’attente offerte, soit entre 1 h 15 et 1 h 40 selon votre vol. Un retard d’avion n’est jamais facturé.
Pour un retour de vacances en famille, c’est là qu’un chauffeur qui attend déjà à la sortie d’Orly prend tout son sens : en van six places on monte à 70 €, péages et TVA compris, prix connu d’avance.
Et avec des enfants ?
C’est la question qu’on me pose le plus. Je peux installer jusqu’à deux sièges bébé et deux réhausseurs sur une même réservation, en van. Il faut le préciser en réservant : c’est du matériel qu’on prépare, pas qu’on improvise sur un parking.
Un client américain m’avait réservé un transfert depuis Roissy avec ses jumeaux, en apportant ses deux sièges des États-Unis. Il a découvert en montant que deux sièges étaient déjà installés. Il revient deux fois par an depuis, et j’ai vu grandir les deux garçons.
Quand l’aéroport n’est qu’une étape

Beaucoup de voyageurs qui atterrissent à Orly ne restent pas à Paris : ils descendent vers la Loire. Orléans est à environ une heure et quart d’Orly par l’A10, ce qui en fait la porte d’entrée la plus rapide vers les châteaux quand on arrive en avion. Là encore, la question n’est pas le confort mais la manutention : un train depuis Paris impose de traverser la capitale avec les valises, puis de trouver un taxi à l’arrivée. Le détail du transfert Paris-Orléans est expliqué à part.
Un bon transfert, c’est quelque chose dont on ne se souvient pas, sauf en bien.

